Mon travail avec les chiots
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L’environnement a une très grande influence sur l’équilibre du chien. À partir du 21e jour (depuis le début de la période d’imprégnation), l’environnement dans lequel évolue les chiots va être primordial et déterminant pour le reste de leur vie. C’est sur l’éleveur que repose la responsabilité de l’adaptation d’un chiot à son futur cadre de vie, surtout si le chien est amené à vivre en ville. Son travail consiste à manipuler le chien et à lui faire découvrir un maximum de choses et de bruit. Ces sollicitations doivent être quotidiennes. Le milieu dans lequel évolue le chien va lui servir de cadre de référence, et ce, indépendamment pour chaque sens. Il est également très important que le chiot rencontre des humains d’âges, de tailles et de corpulences différentes, et notamment des enfants (à condition qu’ils ne torturent pas les chiots, ce qui les rendrait peureux voire agressifs). Vous comprendrez pourquoi il est catastrophique d’abandonner les chiots dans un box. Les séparer de leur mère avant 8 semaines est également une grave erreur, car son travail est essentiel pour la sociabilité des chiots et donc des futurs chiens. C’est elle qui leur apprend, entre autres, la soumission et participe au même titre que les frères et soeurs à l'apprentissage de la morsure inhibée, c’est-à-dire à contrôler la pression exercée par la mâchoire.
Quinze jours avant la mise bas
La mère est éloignée de toute source de stress, ce qui serait néfaste pour le développement des foetus. En effet, les hormones sont véhiculées par le sang et vont modifier la tendance réactionnelle du chiot et peuvent entraîner des réactions de panique et de grand stress face à de fortes stimulations. Les chiennes sont placées sur le lieu de la mise bas, dans la cuisine ou le salon, pour s’adapter à l’environnement bactérien. Le ventre des futures mères est caressé plusieurs fois par jour, ce qui augmente la propension à l’attachement et à l’imprégnation à l’homme des chiots
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De la naissance à la 3-4 ème semaine
Les chiots naissent donc dans la cuisine où ils grandiront jusqu’à ce qu’ils se déplacent correctement. Plusieurs fois par jour, et ce, dès leur naissance, nous les caressons et les manipulons. Pendant la première semaine, les chiots sont soumis à de légers écarts de température qui s’accentueront par la suite, ce qui est bénéfique lors de la maturation du cerveau, des terminaisons et connections nerveuses. Les stimulations visuelles commencent quelques jours après l’ouverture des yeux. Des objets de différentes formes sont placés dans leur caisse. Pour les stimulations olfactives, outre les succulents plats que nous préparons…, nous leur faisons sentir différentes odeurs comme du parfum, des produits d’entretien (à faible dose), des bougies aromatisées… Dès que les chiots entendent, en plus des bruits de cuisine (casseroles, rangement de vaisselle, aspirateur…), nous branchons un poste quasiment en continu et nous leur passons différents types de musique, des émissions de radio ainsi qu’un répertoire de 300 bruitages (bruit d’avion, circulation, feux d’artifice, bruits de foule, marteau-piqueur, cris d’enfants…)

De la 3-4è semaine au départ des chiots
Lorsque les chiots commencent à se déplacer correctement, leur besoin d’explorer se fait sentir. Nous les plaçons désormais avec leur mère dans une pièce aménagée pour eux qui donne sur le jardin. Le sol, contrairement à celui de la cuisine n’est pas glissant, pour prévenir au maximum tout développement de dysplasie.

Les stimulations du premier mois de leur vie sont poursuivies, mais elles augmentent en intensité. Ils ont désormais droit à de véritables concerts ! De nouvelles stimulations s’ajoutent : la tondeuse, une grosse cloche, des pétards de plus en plus gros, des bruits d’outils…
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Toutes ces stimulations sont primordiales, mais ce qui est presque aussi important que la diversité, c’est le changement. Un univers riche mais monotone n’habituerait pas suffisamment le chien aux nouvelles situations auxquelles il sera confronté au cours de sa vie. C’est pourquoi, notamment le matin, lorsque je leur ouvre la porte, ils découvrent souvent des nouveautés comme des poubelles, de gros cartons, de grandes planches… Je les surprends également au cours de la journée avec des bruits nouveaux et de plus en plus forts. À l’âge de six semaines, les chiots ont alors acquis 80% des paterns comportementaux de leur espèce. Ils passent alors leurs journées avec des chiens adultes. Ils prolongent avec eux l’apprentissage des codes qui régissent la vie de la meute. La nuit, ils sont séparés du groupe, mais dorment toujours avec leur mère, qu’ils ne quittent pas jusqu’à leur départ.
C’est donc en étroite collaboration avec vous que je vous aiderai à choisir un chiot. Je vous donnerai tous les conseils pour vous aider à garder un chien équilibré. Les chiots peuvent partir à partir de 8 semaines. Sachez cependant que la période d’imprégnation s’étalant jusqu’à la 12e semaine, il vous faudra continuer à imprégner votre chiot. Pour les personnes qui le souhaitent, je peux garder les chiots jusqu'à trois mois pour commencer leur éducation et la découverte du monde extérieur. N’oubliez pas non plus qu’un chien qui vit dans un milieu pauvre en stimulations, se désocialise avec le temps. Ma plus grande joie, outre le fait de savoir que mes chiots, devenus vos chiens, mèneront une jolie vie, serait d’avoir de leurs nouvelles, et pourquoi pas de les revoir.
Stéphan Mairesse


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